0 commentaires
Quand on parle de “citrulline effet”, on parle surtout d’un objectif : mieux performer à l’entraînement, mieux “pumper”, et tenir un effort plus longtemps sans s’écrouler au bout de 20 minutes.
La citrulline est un acide aminé non essentiel, naturellement présent dans certains aliments (notamment la pastèque), mais surtout connue en nutrition sportive pour son lien indirect avec l’oxyde nitrique.
L’idée est simple : la citrulline peut aider l’organisme à produire plus d’arginine disponible, ce qui soutient la production de monoxyde d’azote (NO) et, en cascade, une meilleure vasodilatation. Résultat potentiel : meilleure circulation, meilleures sensations, et parfois une endurance musculaire plus stable.
- C’est quoi la citrulline et pourquoi on en parle autant ?
- Citrulline effet : vasodilatation, “pump” et performance
- Endurance, fatigue, récupération : ce que la citrulline peut changer
- Citrulline vs arginine : pourquoi la citrulline est souvent préférée
- Quel dosage et quand prendre la citrulline ?
- Citrulline malate : utile ou marketing ?
- Effets secondaires et précautions
- Conclusion
- Sources scientifiques
C’est quoi la citrulline et pourquoi on en parle autant ?
La citrulline est un acide aminé impliqué dans le cycle de l’urée, un processus qui aide notamment à gérer certains déchets azotés issus du métabolisme. En pratique, si elle intéresse autant les sportifs, c’est surtout parce qu’elle sert de “précurseur” indirect à l’arginine.
Une fois consommée, la citrulline peut être convertie en arginine dans l’organisme, ce qui peut augmenter la disponibilité d’arginine dans le sang de manière plus efficace que l’arginine elle-même dans certains contextes. C’est la base du fameux “citrulline effet” recherché en pré-workout.
Citrulline effet : vasodilatation, “pump” et performance
Le mécanisme le plus connu de la citrulline passe par l’arginine puis le monoxyde d’azote (NO).
Le NO contribue à la vasodilatation, c’est-à-dire la capacité des vaisseaux à se dilater, ce qui peut favoriser l’afflux sanguin vers les muscles en effort. Concrètement, c’est ce qui peut renforcer la sensation de congestion (“pump”), mais aussi améliorer le confort pendant l’effort, notamment quand les séries s’enchaînent et que le muscle commence à brûler.
Attention au piège classique : la citrulline n’est pas un “stimulant” comme la caféine. Le ressenti est souvent plus subtil. Certaines personnes sentent une différence nette sur la congestion et la qualité des séries, d’autres un effet plus modéré. L’efficacité dépend du dosage, du timing, et du fait que l’entraînement soit suffisamment exigeant pour que la différence se voie.
Endurance, fatigue, récupération : ce que la citrulline peut changer
Au-delà du pump, la citrulline est souvent utilisée pour soutenir l’endurance musculaire. Dans certains protocoles, elle est associée à une amélioration de la tolérance à l’effort et à une perception de fatigue un peu retardée, surtout sur des séances avec beaucoup de volume ou des temps sous tension longs.
On la retrouve donc aussi bien en musculation qu’en cross-training, Hyrox, circuit training, ou sports où l’on répète des efforts intenses.
Côté récupération, il faut rester mesuré : la citrulline n’est pas un produit “miracle” qui remplace sommeil, calories, protéines et gestion du volume. En revanche, si elle améliore la qualité de la séance (meilleure exécution, plus de répétitions propres, meilleure tolérance), elle peut indirectement contribuer à de meilleurs résultats sur le long terme.
Citrulline vs arginine : pourquoi la citrulline est souvent préférée
Beaucoup de sportifs se posent la question : pourquoi ne pas prendre directement de l’arginine ? Parce que l’arginine est parfois moins bien “rentabilisée” une fois ingérée, notamment à cause du métabolisme intestinal et hépatique. La citrulline, elle, peut conduire à une augmentation plus stable de l’arginine plasmatique chez de nombreuses personnes.
En clair : si l’objectif est d’augmenter l’arginine disponible pour soutenir la production de NO, la citrulline est souvent un choix plus logique.
Quel dosage et quand prendre la citrulline ?
Pour viser un vrai “citrulline effet”, la plupart des protocoles sportifs se situent autour de 6 à 8 g de L-citrulline, généralement prise avant l’entraînement. Le timing le plus courant est 30 à 60 minutes avant la séance, surtout si vous la prenez seule dans de l’eau.
Si elle est intégrée à un repas, l’absorption peut être un peu plus lente, donc on peut la prendre un peu plus tôt.
Si vous débutez, l’approche la plus simple est d’être progressif. Commencez par une dose plus basse pour vérifier votre tolérance digestive, puis montez vers une dose efficace. L’idée n’est pas de “forcer” un ressenti, mais d’installer une routine cohérente sur les séances où vous voulez être performant.
Citrulline malate : utile ou marketing ?
On trouve très souvent la citrulline sous forme de citrulline malate, c’est-à-dire de la citrulline associée à un malate (sel de l’acide malique). Cette forme est très populaire dans les pré-workouts.
Dans la pratique, l’intérêt majeur reste la citrulline elle-même, mais le malate est parfois présenté comme un soutien potentiel au métabolisme énergétique.
Le point important, c’est surtout de regarder la quantité réelle de citrulline dans le produit : selon le ratio (par exemple 2:1), la dose “totale” ne correspond pas à 100% de citrulline. Donc si vous ciblez 6–8 g de citrulline, il faut adapter la dose en fonction de la forme utilisée.
Effets secondaires et précautions
La citrulline est généralement bien tolérée, mais à dose élevée, certaines personnes peuvent ressentir un inconfort digestif (ballonnements, gêne). C’est la raison pour laquelle il est souvent plus intelligent de tester la tolérance, puis d’ajuster progressivement.
Si vous avez une pathologie cardiovasculaire, une tension très basse, ou un traitement qui agit sur la pression artérielle, mieux vaut demander l’avis d’un professionnel de santé avant d’en faire un usage régulier.
Conclusion
En résumé, “citrulline effet” renvoie surtout à une amélioration potentielle de la vasodilatation, du pump et de l’endurance musculaire, via une meilleure disponibilité d’arginine et un soutien à la production de NO.
Pour en tirer un bénéfice réel, le plus important est d’utiliser une dose cohérente, au bon moment, et sur des séances où la différence peut se traduire par plus de qualité de travail. Comme toujours, ce sont la régularité et les bases (entraînement, nutrition, sommeil) qui font le résultat.
Sources scientifiques
- Schwedhelm, E. et al. “Pharmacokinetic and pharmacodynamic properties of oral L-citrulline and L-arginine.” British Journal of Clinical Pharmacology.
- Bailey, S. J. et al. “L-citrulline supplementation and exercise performance: mechanisms and outcomes.” Sports Medicine.
- Gonzalez, A. M. & Trexler, E. T. “Citrulline supplementation and strength/endurance performance.” Journal of Strength and Conditioning Research.

