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Le syndrome de surentraînement menace tous ceux qui pratiquent un exercice physique régulier, qu’il s’agisse d’athlètes confirmés, de sportifs de haut niveau ou même d’amateurs assidus.
Ce phénomène survient lorsque le corps ne parvient plus à compenser les efforts imposés, menant à une fatigue chronique, à une baisse des performances sportives et à divers troubles physiques et psychologiques.
Pour éviter le surentraînement, identifions les causes du surentraînement, les signaux d’alerte à prendre en compte et les mesures concrètes pour préserver votre santé et votre progression sportive.
Qu’est-ce que le surentraînement ?
Le surentraînement, décrit parfois comme une « cassure » dans la progression de l’athlète, se traduit par un déséquilibre entre le volume d’effort et la capacité de l’organisme à récupérer.
La société française de médecine du sport et divers experts soulignent que lorsque la période de repos est insuffisante ou que l’on enchaîne de trop nombreuses compétitions de haut niveau, le corps s’épuise. Le système immunitaire s’affaiblit, le rythme cardiaque au repos peut se dérégler, et des conséquences négatives se manifestent sur le plan musculaire, hormonal et psychologique.
Causes du surentraînement et facteurs de risque
Accumulation d’efforts : L’enchaînement de séances intenses sans jour de repos adéquat ou la multiplication d’exercices exigeants peut vider les réserves de glycogène et stresser l’organisme.
Programme d’entraînement inadapté : Un volume ou une intensité trop élevés, mal planifiés ou sans phases de récupération, augmente le risque de surentraînement.
Manque d’équilibre global : Un quotidien marqué par le stress, un sommeil insuffisant, et une alimentation saine et équilibrée qui laisse à désirer peut rendre la récupération encore plus difficile.
Sportifs de haut niveau : Plus on s’approche des compétitions de haut niveau, plus la charge sportive tend à grimper, ce qui peut provoquer des désordres sur le moyen ou le long terme si aucune régulation n’est mise en place.
Signes d’alerte et symptômes
Fatigue chronique et baisse des performances
La fatigue chronique demeure l’un des indicateurs principaux. Si vous vous sentez perpétuellement épuisé, même après un repos suffisant, ou que vos performances sportives stagnent ou régressent, il est temps de réévaluer votre charge d’entraînement.
Troubles de l’humeur et irritabilité
Le surmenage physique peut s’accompagner de sautes d’humeur, d’une diminution de la motivation et d’un sentiment d’anxiété ou de déprime. Certains athlètes constatent qu’ils perdent l’envie de s’entraîner, voire la flamme de la compétition.
Perturbation du rythme cardiaque et du sommeil
Un rythme cardiaque anormalement élevé au réveil, des difficultés d’endormissement ou des réveils nocturnes fréquents laissent supposer que votre corps souffre d’un surmenage.
Baisse des défenses immunitaires
Le système immunitaire se fragilise face à un volume d’effort excessif et des périodes de repos trop courtes. Les infections à répétition, rhumes ou maux de gorge persistants en sont un signe révélateur.
Comment prévenir le surentraînement ?
Planifier des phases de récupération
Quel que soit votre objectif, il est crucial d’insérer des périodes de récupération dans votre programme. Prévoyez chaque semaine un jour de repos où vous évitez tout exercice intense. Les phases de récupération plus longues, comme une semaine allégée tous les mois, aident à recharger les batteries.
Surveiller l’augmentation progressive des charges
Respecter une progression contrôlée dans le programme d’entraînement : +5 à 10 % de charge ou de volume par période est un principe de base afin de réduire le risque de surentraînement.
Favoriser une alimentation saine et équilibrée
Votre organisme réclame un apport en macronutriments (glucides, protéines, lipides) et micronutriments (vitamines, minéraux) pour récupérer. Des réserves de glycogène reconstituées et une bonne hydratation sont essentielles au renouvellement de l’énergie. Un défaut de nutriments entrave la régénération musculaire et augmente les vulnérabilités.
Écouter son corps et réguler
En cas de symptôme persistant de fatigue chronique, réduire le volume d’exercice physique ou reporter une compétition peut s’avérer salutaire. N’hésitez pas à consulter un médecin du sport ou un professionnel de santé en cas de doute.
Que faire en cas de surentraînement ?
Consulter un professionnel
Si vous ressentez une grande fatigue persistante, des perturbations du sommeil, et un moral en berne, un médecin du sport ou un spécialiste pourra vous aider à établir un diagnostic précis du syndrome de surentraînement.
Observer une période de repos prolongée
Un arrêt total ou quasi-total des activités intenses peut être requis selon la gravité de la situation. Cette pause permettra de reconstruire les réserves de glycogène et de restaurer les fonctions métaboliques défaillantes.
Adapter le mode de vie
En parallèle, un rééquilibrage du rythme de vie, avec davantage de sommeil et une alimentation saine et équilibrée, contribue souvent au rétablissement. L’ajout d’exercices doux (yoga, marche) peut aider à maintenir un minimum d’activité, sans aggraver la situation.
Le mot de la fin : reconnaître les signaux, adapter son programme
Le syndrome de surentraînement peut toucher n’importe quel sportif, qu’il vise des compétitions de haut niveau ou non, dès lors que la récupération est négligée.
Surveiller ses performances sportives, prêter attention à ses émotions et à son rythme cardiaque, et respecter des périodes de repos adéquates sont autant de mesures pour éviter le surentraînement.
Une approche raisonnée de l’exercice physique, incluant un jour de repos hebdomadaire et un suivi régulier, se révèle indispensable au maintien d’une progression harmonieuse et d’une bonne santé globale.